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Réflexions sur l'Apostolat du C.V.S.
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L'offre de la souffrance
pour atteindre le salut
L’expérience de ceux qui
souffrent paraît contredire, entraver ou paralyser l’envie de vivre.
Voilà pourquoi l’attitude de la personne malade doit être de résistance
et de lutte. Dans une société où les puissants dominent, l’impuissance
du malade est souvent encouragée, comme s’il y avait une distribution
rigide des rôles et que l’inactivité était le sort de la personne malade.
Des considérations pareilles reviennent parfois dans certaines formules
de nos discours ecclésiaux: «aux malades, on ne demande pas d’agir mais
d’accepter et d’offrir leur souffrance».
Il faut redonner à ces
mots leur sens positif et acceptable et les considérer dans une juste
perspective. L’offre et l’acceptation doivent s’unir à l’action et à l’apostolat.
Le dilemme entre lutte et acceptation ne se résout pas par la division
de l’expérience de la souffrance en deux parties, l’une qu’il faut
combattre et l’autre à accepter. On doit plutôt reconnaître que dans
l’action il y a une tension continue entre acceptation et lutte, car
elles sont vécues simultanément. Ce sont deux dimensions d’une même
attitude chrétienne face à la maladie qui coexistent.
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