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Réflexions sur l'Apostolat du C.V.S.
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Mons. Luis Novarese
Le fondateur de l’œuvre, Mgr. Luigi
Novarese, né à Casale Monferrato le 29/7/1914, à la suite de son
expérience personnelle de maladie sentit le besoin de trouver une
solution au non-sens et à la perte de responsabilité que la maladie
provoque. L’apostolat du CVS a eu son origine dans l’expérience de vie
du fondateur. Il a vécu une enfance très marquée de la foi de sa mère,
qui est restée veuve peu de mois après la naissance de son dernier
enfant. Ce souffle chrétien l’a soutenu au cours de sa maladie. À l’âge
de 9 ans, les médecins diagnostiquent une coxalgie (la tuberculose de
l'articulation coxofémorale ) et Luigi commence ses pérégrinations
douloureuses dans les hôpitaux et les maisons de santé. Sa jeunesse et
son envie de vivre le poussent à réfléchir sur sa santé et sur les choix
à faire pour l’avenir: devenir médecin ou prêtre. Il décide de demander
à la Vierge Auxiliatrice la grâce de la guérison et il sollicite le père
Filippo Rinaldi, le successeur de don Bosco, de s’unir à sa prière.
Le 17 mai 1931, Luigi guérit complètement de sa maladie et décide. Son
expérience de maladie et de guérison, sa recherche de la santé et de la
joie l’aideront à rechercher les contenus et les modalités pour proposer
un apostolat innovateur, qui appelle le malade à vivre sa condition avec
responsabilité et courage.
Ayant nourri dès son enfance une tendre et filiale dévotion à la Mère de
Dieu, son parcours de maturation chrétienne fut tout entier caractérisé
par la présence et l’intervention de la Vierge Sainte. Cette dimension
mariale aboutit enfin à la fondation des œuvres en réponse aux appels à
la prière et à la pénitence que la Vierge avait lancés au cours de ses
apparitions à Lourdes et à Fatima. De la même façon, trois grands saints
qui avaient exercé une influence sur le jeune Luigi Novarese suggérèrent
les pivots de la spiritualité des différentes fondations : Saint
Giovanni Bosco pour sa dévotion à la Vierge et son apostolat auprès des
jeunes, Saint Giuseppe Cottolengo pour son dévouement aux malades, Saint
Louis Grignon de Monfort pour l’offre totale de soi à la Vierge Sainte.
Après sa guérison miraculeuse (1931), Luigi Novarese fut à mesure de
continuer ses études ; il voulait en effet être médecin au service des
malades pour les soulager des souffrances de la maladie qu’il avait lui
aussi vécues.
La mort de sa mère (1935) le pousse à faire un choix définitif. Il
trouva dans la vocation sacerdotale la voie pour offrir un soutien plus
radical et décisif aux malades; il devint prêtre (1938) et il exerça son
service auprès du Secrétariat d’État de 1942 à 1970. De 1964 à 1977 il
se chargea de la direction du Bureau pour l’assistance spirituelle
hospitalière auprès de la CEI. Il mourut le 20 Juillet 1984.
Au mois de mai 1943, en accord avec ses supérieurs du Secrétariat d’État
et sous leur exhortation, mgr. Luigi Novarese fonda la « Ligue
Sacerdotale Mariale » qui avait pour but de subvenir aux besoins des
prêtres malades ou nécessiteux, dans un lien de fraternité sacerdotale
et à la Vierge.
Cette action pastorale fut conçue dès le début comme la réalisation des
requêtes que la Vierge Sainte avait présentées à Lourdes et à Fatima.
L’activité apostolique fut étendue aux laïcs (17 mai 1947) par la
création du mouvement des « Volontaires de la Souffrance », qui se
fondait sur les mêmes bases et dont faisaient partie les malades. Sœur
Elvira Psorulla collabora à la réalisation de cette œuvre tout entière
dont le principe fondamental est la tâche baptismale totale de la
personne qui souffre, étant donné qu’elle n’est pas l’objet passif d’une
assistance mais au contraire sujet qui opère pour réaliser son apostolat
spécifique dans l’église et dans la société.
Le fondateur sentit ensuite le besoin de créer à l’intérieur du
mouvement un groupe de personnes, qu’il appella Ouvriers Silencieux de
la Croix, qui assurent la continuité de l’œuvre en exerçant des
fonctions de direction et en se consacrant entièrement à l’apostolat par
la pratique des principes évangéliques et la ‘consécration’ à la Vierge
Immaculée. Ce groupe commença à se constituer au mois de mai 1950 et,
par un acte notarié public, il fut qualifié juridiquement comme
‘association’ le 11 février 1960. En 1952 (15 août) une autre section
s’ajouta au mouvement, les ‘Frères des malades’ ; elle se composait de
fidèles laïcs qui, par l’exercice de la charité envers les malades et la
sanctification de leur travail, partageaient l’apostolat des
‘Volontaires de la Souffrance’.
Le 16 février 1960 les Ouvriers Silencieux de la Croix reçurent l’arrêt
d’approbation diocésaine prononcé par l’évêque de Ariano Irpino. Le 6
novembre 1960 un décret du Président de la République lui accorda la
personnalité juridique civile. À la Pieuse Union des Ouvriers Silencieux
de la Croix fut enfin conféré le titre de ‘Primaire’, par rapport aux
trois associations (Ligue Sacerdotale Mariale, Volontaires de la
Souffrance, Frères des Malades), par le Bref apostolique ‘Valde
probande’ du 24 novembre 1960. En 1973, on ajouta enfin la section
“Frères et Sœurs effectifs des OSDC” qui s’engagent à vivre la
spiritualité des OSDC et coopérer avec eux dans l’apostolat ; une forme
d’association fut aussi réalisée pour les évêques qui demandaient de
partager la spiritualité et le but de l’œuvre.
L'œuvre toute entière fondée par Mgr. Luigi Novarese a été plusieurs
fois accompagnée et confirmée par le magistère pontifical par de
nombreux discours adressés directement aux membres des associations à
l’occasion des anniversaires; à partir du discours de Pie XII (7
octobre 1957), au cours du dixième anniversaire d’apostolat. La présence
des idées basilaires du Centre des Volontaires de la Souffrance dans des
documents du magistère universel qui sont consacrés explicitement au
thème de la souffrance (Lettre apostolique Salvifici Doloris, sur le
sens chrétien de la douleur, 11 février 1984) et de l’apostolat laïc
(Exhortation apostolique post-synodale Christifideles Laici, 30 décembre
1988), confirme enfin l’engagement présent de l’association et son
orientation dans le cadre de l’Église universelle, selon les statuts de
l’Association “Ouvriers Silencieux de la Croix”, des associations
diocésaines du “Centre des Volontaires de la Souffrance” et de la
confédération internationale qui les rassemble et les coordonne.
Mgr. Luigi Novarese meurt le 20 juillet 1984. Jean Paul II commente la
nouvelle de sa mort en déplorant la perte d’une personne vraiment
précieuse pour l’Église toute entière. |