L'importance du petite
groupe
dans la Paroisse
(Groupe d'Avant-Garde)
Les membres du CVS se réunent en de petits
groupes, où ils organisent leur chemin spirituel et opèrent des choix
d’action, suivant les indications du Statut. Les activités de chaque
groupe comprennent des visites et des entretiens avec les malades, des
journées de spiritualité et de formation, des retraites et des exercises
spirituels. Aucun domaine d’action ecclésiale et sociale n’est négligé
par le CVS et ses membres, car leur objectif est la promotion intégrale
de la personne.
C’est dans le cadre de ce
groupe que les thèmes importants concernant la spiritualité et l’action
apostolique du Centre sont traités. Le Groupe d’avant-garde est le
milieu où les objectifs sont fixés, pour que l’apostolat pour la
valorisation des malades se propage de plus en plus.
Mgr. Luigi Novarese eut la
capacité d’accueillir et de promouvoir l’appel que le Concile Vatican II
adressa à l’Église universelle en l’invitant à prêter une attention
pastorale renouvelée aux personnes qui souffrent. Dans le groupe, les
membres sont aidés et soutenus dans leur chemin de vie intérieure et ils
participent à une dynamique psychologique qui les aide à consolider leur
personnalité et à s’épanouir, au bénéfice de tous.
Le "Centre des Volontaires
de la Souffrance" est une Communauté lorsque tous ses membres sont en
communion avec Dieu et entre eux (vie de grâce et apostolat). La vie du
Groupe doit donc laisser transparaître cette "nouvelle communauté" entre
ses membres, qui opèrent activement visant à un bien pour toute l’association.
Au mois de juin 1966, mgr.
Novarese écrivait: «Ce sont déjà presque vingt ans que nous
expérimentons la force essentielle du Groupe d'avant-garde. Grâce à
cette méthode d’apostolat nous avons porté le malade hors de son milieu
pour l’introduire dans le domaine de l’apostolat. Grâce à cette formule,
non seulement le malade sort de sa solitude mais il se donne à une
activité plus belle et constructive".
Tel que le levain, le
groupe fait fermenter la masse, aide les malades à prendre conscience de
leur vocation à la sainteté et à l’apostolat ; il transmet à tous la
joie de vivre le précepte de l’amour fraternel et rend tous responsables
face aux frères qui sont près et à ceux qui sont loin ; il avive
l’esprit chrétien chez toutes les personnes qui souffrent. C’est ainsi
que le groupe est le lieu de la communauté, où l’on apprend la prière et
l’apostolat.
Le Groupe oriente son
activité aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Dans le premier cas,
le groupe agit pour son développement idéal et culturel, visant à
soutenir, étudier et examiner des situations, des programmes de travail
et de propagation de l’apostolat.
Vers l'extérieur, l’activité de propagation veut répandre la
connaissance du sens intime des appels de la Vierge Marie à la prière et
à la pénitence.
Les jalons de la
réunion du groupe
Toutes les réunions du
groupe sont marquées par des moments caractéristiques traditionnels qui
contribuent à leur bon résultat. Le début est normalement consacré à la
prière, sous la forme de l’invocation du Saint Esprit et de l’abandon
filial à la Vierge Sainte. Il est suivi d’un moment de réflexion, sur la
base de la lecture d’un texte biblique et des expériences de vie
personnelles des participants. On passe ensuite à considérer l’aspect
purement missionnaire de l’activité apostolique qu’on a déjà accomplie
et de ce qui reste à faire: difficultés, situations qu’on a connues et
vécues, ressources, opportunités, personnes nouvelles à intéresser dans
l’apostolat… Une prière de conclusion reçoit tout ce qu’on a mis
fraternellement en commun.
La créativité apostolique
de Mgr Novarese a sans doute jailli de sa capacité de promouvoir chez
ceux qui souffrent une mentalité toute évangélique, capable de ne pas
gaspiller ou banaliser la douleur par la résignation ou le piétisme.
Toute son activité au service de la personne qui souffre a été orientée
pour susciter une telle compréhension : le malade peut devenir «
instrument » précieux d’évangélisation, de soutien aux frères qui
partagent sa même situation. Appelé à transformer son propre milieu, il
sera source de lumière là où il vit. « Les malades doivent se sentir les
auteurs de leur propre apostolat », répétait souvent Mgr Novarese.
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