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Réflexions sur l'Apostolat du C.V.S.
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Accompagner le malade
Depuis trente ans environ, le mot «accompagnement
du malade» s’est largement répandu dans le cadre de la pastorale de la
santé et dans tous les milieux cherchant à humaniser la situation de
souffrance qui touche le malade. En quoi consiste cet accompagnement? Ce
n’est pas seulement une relation entre des fonctions (docteur – malade),
mais surtout une relation entre des personnes. Elle affirme la primauté
de la relation personnelle et la valeur du malade. Il n’est pas question
d’un service à rémunérer avec de l’argent, mais de gratuité. Ce n’est
pas non plus une visite occasionnelle, mais un rapport s’inscrivant dans
la durée et exigeant, de la part de celui qui accompagne, fidélité et
persévérance. Cette relation n’est pas livrée tout simplement à la
spontanéité, mais est plutôt de l’ordre du choix, tant de la part du
malade (qui accepte ou désire cet accompagnement), que du coté de l’accompagnateur
(qui fait de cette activité un acte de liberté et de responsabilité, et
qui doit demeurer ouvert à d’éventuels refus de la part du malade). Ce
n’est pas une science, mais un art à apprendre jour après jour. Ce n’est
pas tant une « bonne action », qu’ un « bon rapport », ou du moins, l’
essai difficile et quotidien de bâtir une bonne relation. Cela est
pourtant très exigeant, très engageant, et ne peut pas être laissé à l’improvisation.
L’authenticité doit
toujours transparaître dans l’agissement et dans l’être de celui qui
accompagne: il doit aussi savoir que la difficile relation dans laquelle
il s’est engagé nécessite de la patience. L’écoute du malade exige
beaucoup d’attention et une attitude accueillante.
La rencontre ne sera
certainement pas à chaque fois habitée par des mots, mais l’écoute passe
aussi par l’attention au langage corporel, aux traits du visage, aux
regards: le corps, en effet, est transparence des émotions.
Il s’agit de cheminer à
coté de quelqu’un pour un bout de chemin, et un chemin particulièrement
difficile comme celui de la maladie. Toujours en respectant la volonté
du malade, celui qui l’accompagne pourra percevoir le moment où oser la
proposition d’une prière commune ou bien l’approche à un sacrement.
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