Home page   Confederazione CVS
une route pour comprendre la souffrance

 

Italiano Português English Español Français Po Polsku
               

Newsletter

Réflexions sur l'Apostolat du C.V.S.

Veux-tu la recevoir?
     Inscris-toi!

Accompagner le malade

Depuis trente ans environ, le mot «accompagnement du malade» s’est largement répandu dans le cadre de la pastorale de la santé et dans tous les milieux cherchant à humaniser la situation de souffrance qui touche le malade. En quoi consiste cet accompagnement? Ce n’est pas seulement une relation entre des fonctions (docteur – malade), mais surtout une relation entre des personnes. Elle affirme la primauté de la relation personnelle et la valeur du malade. Il n’est pas question d’un service à rémunérer avec de l’argent, mais de gratuité. Ce n’est pas non plus une visite occasionnelle, mais un rapport s’inscrivant dans la durée et exigeant, de la part de celui qui accompagne, fidélité et persévérance. Cette relation n’est pas livrée tout simplement à la spontanéité, mais est plutôt de l’ordre du choix, tant de la part du malade (qui accepte ou désire cet accompagnement), que du coté de l’accompagnateur (qui fait de cette activité un acte de liberté et de responsabilité, et qui doit demeurer ouvert à d’éventuels refus de la part du malade). Ce n’est pas une science, mais un art à apprendre jour après jour. Ce n’est pas tant une « bonne action », qu’ un « bon rapport », ou du moins, l’ essai difficile et quotidien de bâtir une bonne relation. Cela est pourtant très exigeant, très engageant, et ne peut pas être laissé à l’improvisation.

L’authenticité doit toujours transparaître dans l’agissement et dans l’être de celui qui accompagne: il doit aussi savoir que la difficile relation dans laquelle il s’est engagé nécessite de la patience. L’écoute du malade exige beaucoup d’attention et une attitude accueillante.

La rencontre ne sera certainement pas à chaque fois habitée par des mots, mais l’écoute passe aussi par l’attention au langage corporel, aux traits du visage, aux regards: le corps, en effet, est transparence des émotions.

Il s’agit de cheminer à coté de quelqu’un pour un bout de chemin, et un chemin particulièrement difficile comme celui de la maladie. Toujours en respectant la volonté du malade, celui qui l’accompagne pourra percevoir le moment où oser la proposition d’une prière commune ou bien l’approche à un sacrement.

  

Dirección Internacional SODC - Via di Monte del Gallo, 105 - 00165 Roma
Tel 06-39674243 - fax 06-39637828 - Contacts